DDASS de la Manche

DDASS de la Manche

DDASS de la Manche

L’organisation de l’alimentation publique en eau potable comprend 3 niveaux : la ressource, le traitement, la distribution. La ressource peut être d’origine souterraine ou superficielle.

L’origine xvideo souterraine est extraite à partir d’ouvrages de prélèvement classés en fonction de leurs caractéristiques (profondeur, diamètre …). On distingue 3 types d’ouvrages : les captages d’émergence, les puits et les forages. 289 ressources souterraines sont utilisées pour l’alimentation publique en eau potable dans le département de la Manche.

L’origine superficielle provient des prises d’eau de rivières ” eau fil de l’eau ” ou plus rarement de retenues. Le département de la cam4 Manche est situé sur un massif ancien qui ne comporte pas de ressources importantes en eau souterraines (à l’exception de la nappe du centre manche). Il doit recourir à 21 ressources superficielles qui alimentent 46% de la population.

Le traitement appliqué aux eaux utilisées pour la production d’eau potable est plus ou moins élaboré en fonction de la qualité de l’eau à traiter. Pour les  sexe eaux souterraines, à l’exception des eaux issues des formations tertiaires et quaternaires du Centre Manche qui sont fortement calcaires et, où un traitement de décarbonatation se justifie, des traitements simples de neutralisation et de désinfection suffisent.

En ce qui concerne les eaux superficielles, les traitements sont plus élaborés ; ils doivent comporter au minimum les phases suivantes :
· une beurette coagulation-floculation,
· une décantation,
· une filtration,
· un traitement d’affinage,
· une neutralisation,
· une désinfection.

Le département de xnxx la Manche compte 137 installations de traitement. La distribution distingue 2 notions : L’unité de distribution (UDI) Une unité de distribution est une zone géographique où le réseau est exploité par une même personne morale et appartient à une même unité administrative. Il s’agit de plus d’une zone où la qualité de l’eau peut être considérée comme homogène.

La taille d’une unité de hentai distribution est très variable ; elle peut concerner un village, un quartier (exemple de la commune de Mortain qui comprend 3 qualités d’eau différentes, c’est à dire 3 UDI) ; elle peut aussi regrouper plusieurs communes (exemple du syndicat d’alimentation en eau potable d’Avranches-Sud qui comprend une seule qualité d’eau, c’est à dire une seule UDI couvrant 30 communes).

Le département de la manche compte 192 unités de distribution, c’est à dire 192 fois le couple qualité d’eau responsable de la distribution. L’unité de gestion-exploitation (UGE)

L’unité de gestion-exploitation est l’entité administrative qui gère la production et/ou la distribution d’eau. Elle peut comprendre une seule unité de distribution, (exemple de l’UGE ” S.I.A.E.P. d’Avranches-Sud ” avec une qualité d’eau homogène c’est à dire une UDI sur 30 communes) ou plusieurs unités de distribution, (exemple de l’UGE ” Mortain ” qui regroupe  lesbienne 3 qualités d’eau différentes c’est à dire 3 UDI sur la même commune).

L’unité de gestion-exploitation peut avoir la seule vocation de production et de vente d’eau à d’autres structures ( syndicats de production des eaux du Thar, de la côte des Isles, SYMPEC …).

Les formes administratives de l’unité de gestion-exploitant sont le plus couramment la commune, la communauté de communes, le syndicat d’alimentation en eau potable… Le département de la Manche compte 115 unités de gestion-exploitation ayant la vocation de distribuer de l’eau potable. L’exploitation Sur les 115 unités de gestion exploitation du département, 44 sont exploitées en régie directeet 71 sont confiées à des sociétés privées.

Sur une population estimée à 477253 habitants, 182785 sont alimentés en eau par des collectivités qui assurent elles mêmes la distribution, 294468 habitants sont desservis par des sociétés privées chargées de cette mission par les collectivités. haut de page Différents paramètres sont recherchés en fonction de la nature des eaux (souterraine ou superficielle) et du niveau du contrôle dans la filière d’alimentation (ressource, traitement-production, distribution).

Ils sont regroupés dans plusieurs familles : Paramètres organoleptiques : Goût, odeur, saveur, turbidité Considérés longtemps comme subjectifs, ces paramètres sont jugés aujourd’hui essentiels car c’est au travers que le consommateur se forge une idée sur la qualité de l’eau délivrée. Certaines mesures sont physiques, d’autres font appel à des ” goutteurs d’eau ” qui comparent les échantillons à une eau de référence et font des dilutions pour s’en rapprocher au plus près. Ces mesures concernent en priorité les eaux d’origine superficielle beaucoup plus vulnérables au regard de ces paramètres. Paramètres physico-chimiques : pH

Ce paramètre mesure l’acidité ou l’alcalinité d’une eau. Dans une distribution publique, la valeur du pH résulte d’une relation complexe avec plusieurs autres paramètres (acide carbonique, TH, TAC et température). La valeur recherchée est celle du pH d’équilibre qui peut être différente du pH de neutralité (7,0). Au pH d’équilibre, l’eau n’est ni agressive, ni entartrante.

Conductivité Paramètre en correspondance avec la concentration en sels minéraux dissous. Une eau minéralisée contient beaucoup de sels minéraux dissous. Titre hydrotimétrique (TH) Mesure la teneur en calcium et magnésium de l’eau. Paramètre qui permet d’apprécier la dureté d’une eau. En fonction de leur TH, les eaux peuvent être classées de la façon suivante

Degré Français (° F) Dureté de l’eau 0 à 6 Très douce
6 à 15 Douce 15 à 30 Assez dure à 30 Dure Une eau dure peut présenter des inconvénients d’ordre domestique (entartrage des circuits d’eau chaude sanitaire). D’autres paramètres sont recherchés, les plus courants sont annexés avec leurs résultats dans la rubrique résultats d’analyses, de nombreux autres peuvent être consultés auprès des maires, maîtres d’ouvrages de la distribution d’eau ou, auprès de la DDASS du département concerné.

Paramètres concernant les substances indésirables : Nitrates L’élément nitrate constitue le stade final d’oxydation de l’azote. Au regard de la santé publique, le principal danger des nitrates résulte de leur transformation en nitrites dans l’appareil digestif, nitrites qui peuvent être à l’origine d’une maladie appelée méthémoglobinémie chez les jeunes sujets. Les populations à risque sont essentiellement les femmes enceintes et les nourrissons. Nitrites – Ammonium

La présence de ces éléments chimiques dans les eaux de distribution publique témoigne soit d’un mauvais fonctionnement de la station de traitement, soit d’une dégradation de l’eau en cours de distribution (stagnation de l’eau trop longue dans les réseaux). Oxydabilité au KMnO4 en milieu acide et/ou carbonique organique total La mesure de ces paramètres permet d’apprécier la teneur en matière organique contenue dans l’eau distribuée. Elle permet de plus, de vérifier l’efficacité des traitements mis en oeuvre pour les eaux d’origine superficielle. Aluminium

L’aluminium entre dans la composition de réactifs de coagulation utilisés en eau potable pour le traitement des eaux d’origine superficielle ; sa présence en concentration élevée dans les eaux distribuées résulte d’une mauvaise adéquation des traitements mis en oeuvre.

Pour la santé publique, la présence d’aluminium en concentration élevée dans les eaux distribuées, peut engendrer un risque d’encéphalopathie chronique chez les insuffisants rénaux traités par hémodialyse.

Fer Le fer n’est pas un élément toxique. Sa présence en eau de distribution résulte fréquemment d’une corrosion des conduites en métaux ferreux. Fluor Le fluor en concentration modérée peut avoir des effets bénéfiques pour la santé en terme de prévention de la carie dentaire. Les eaux du département contiennent, d’une manière générale, moins de 0,5 mg/l de fluor ; en dessous de cette valeur, l’emploi de sel fluoré est préconisé par le Ministère de la Santé. Sodium Les risques sanitaires dus à un excès de sodium intéressent principalement les personnes atteintes de troubles vasculaires et rénaux qui doivent suivre un régime hyposodé.

D’autres paramètres sont recherchés, les plus courants sont annexés avec leurs résultats dans la rubrique résultats d’analyses, de nombreux autres peuvent être consultés auprès des maires, maîtres d’ouvrages de la distribution d’eau ou, auprès de la DDASS du département concerné. Pesticides et produits apparentés :

Parmi les différentes substances de pesticides recherchées, trois substances sont occasionnellement mises en évidence dans les eaux distribuées dans le département de la Manche. Ces substances sont l’atrazine et la simazine qui sont des herbicides appartenant à la famille des triazines et le diuron qui est un herbicide appartenant à la famille des urées substituées. Cette dernière substance est généralement décelée à l’état de traces. Il peut apparaître également dans les eaux un des métabolites de l’atrazine : la déséthylatrazine.

Les substances les plus courantes sont annexées avec leurs résultats dans la rubrique résultats d’analyses, de nombreuses autres sont recherchées, elles peuvent être consultées auprès des maires, maîtres d’ouvrages de la distribution d’eau ou, auprès de la DDASS du département concerné.

Paramètres bactériologiques : Lors des contrôles des eaux destinées à l’alimentation humaine sont systématiquement recherchés les germes de contaminations fécales suivants : coliformes thermotolérants, streptocoques fécaux et entérocoques. Leur mise en évidence permet de déceler une contamination microbienne des eaux, mais aussi, d’en estimer l’importance. Une eau de distribution publique conforme doit en être exempte, car parmi ces germes, peuvent se trouver des germes pathogènes. D’autres paramètres sont recherchés, les plus courants sont annexés avec leurs résultats dans la rubrique résultats d’analyses, d’autres peuvent être consultés auprès des maires, maîtres d’ouvrages de la distribution d’eau ou, auprès de la DDASS du département concerné.