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Selon le type
de contaminants (microbiologiques, chimiques…) véhiculés par les apports
terrestres et les particularités physiologiques des coquillages, plus
spécifiquement des bivalves filtreurs (filtration intense de l'eau),
on distingue plusieurs types de risques sanitaires liés à leur consommation
:
des affections survenant à court terme
parmi lesquelles figurent principalement les infections microbiennes
liées à la présence de bactéries et virus.
Le
risque d'infection dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels interviennent
principalement la dose de microorganismes ingérée (dose minimale
infectante spécifique à chaque germe), la virulence de ces microorganismes,
mais aussi l'état immunitaire du consommateur.
Les salmonelles sont les bactéries le plus souvent évoquées dans
le cadre de contamination bactérienne de coquillages. Néanmoins,
d'autres bactéries pathogènes et virus (virus entériques) sont véhiculés
par les coquillages : Shigella, Escherichia coli entéropathogènes,
Yersini enterocolitica, Vibrio cholérae, Vibrio parahaemalyticus…
Ces différents germes provoquent essentiellement des troubles gastroentériques.
On classe
également dans ce type de risques aigus, les dangers liés aux phycotoxines.
Quelques dizaines d'espèces de microalgues marines essentiellement
des dinoflagellés, sont capables de synthétiser des toxines. Celles-ci
provoquent des troubles de nature et d'intensité variables selon
les espèces responsables. On soulignera principalement les différentes
espèces de Dinophysis responsables d'intoxications diarrheiques.
D'autres espèces telles Alexandrium ou Gymnodinium produisent des
toxines très virulentes provoquant des symptômes d'empoisonnement
paralytique.
des dangers à long terme tels
que des effets toxiques liés aux micropolluants chimiques. En effet,
ils ont la propriété de s'accumuler dans la chaîne alimentaire et
présentent un risque pour l'homme qui constitue l'ultime consommateur.
Si
la notion de risque microbien est facile à établir en raison des
effets pathologiques immédiats qu'engendrent ces microorganismes,
les dangers liés à l'accumulation de contaminants chimiques sont
encore difficiles à apprécier en raison de leur action à long terme
(risque chronique) et de la multiplicité des sources d'exposition
pour l'homme (ration alimentaire, atmosphère respirée…).
Certains
de ces micropolluants existent à l'état naturel dans différents
milieux et notamment dans l'eau de mer, c'est le cas des métaux.
Leurs concentrations peuvent être accrues par les apports liés à
l'activité humaine. Certains métaux tels que le zinc, le cuivre,
etc, s'intègrent dans la catégorie des oligo-éléments et sont nécessaires
en faible quantité au métablisme des organismes vivants (animaux,
végétaux ou humains). D'autres métaux tels que le plomb, le cadmium
et le mercure n'ont pas ce caractère indispensable et sont considérés
exclusivement comme toxiques. Ce sont ceux suivis dans le cadre
du réseau.
Les hydrocarbures
aromatiques (HPA) sont quant à eux d'origine naturelle ou artificielle.
Ils se retrouvent dans tous les biotopes et présentent un fort pouvoir
cancérigène.
De nombreuses
molécules sont en revanche uniquement liées aux rejets des activités
anthropiques. Il s'agit notamment de la plupart des polluants organiques
(PCB, DDT,…). Ils peuvent présenter des rémanences et des toxicités
élevées pour la faune marine puis le consommateur. 
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