déchets1
déchets2
déchets
déchets4
Déchets / La collecte des déchets

Conformément à l’article L 2224-13 du code général des collectivités territoriales, les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale assurent, éventuellement en liaison avec les départements et les régions, l’élimination des déchets des ménages.

Et d’après l’article 2224-16 du C.G.C.T., le maire peut régler la présentation et les conditions de la remise des déchets en fonction de leurs caractéristiques. Il peut notamment fixer les modalités de collectes sélectives et imposer la séparation de certaines catégories de déchets.
                  
La collecte traditionnelle concerne la fraction résiduelle des ordures ménagères et la collecte sélective concerne les déchets ou matériaux recyclables à savoir :
 
  • le verre
  • les journaux magazines et prospectus (corps plats),
  • les cartonnettes (corps plats ou corps creux),
  • les emballages plastique, acier, aluminium et composite (corps creux),
  • les tontes de pelouses, l’élagage des haies¼ (déchets verts)
  • la fraction organique des ordures ménagères

 

L’arrêté préfectoral du 3 mai 1988 relatif aux prestations des communes en matière d’élimination des déchets ménagers stipule pour les collectivités locales concernées que la collecte au porte à porte doit avoir lieu:

  • 1 fois/semaine pour  les zones agglomérées de plus de 500 habitants permanents, durant toute l’année,
  • 2 fois/semaine pour  les zones touristiques agglomérées de plus de 500 habitants, durant la saison,
  • 1 fois/semaine les communes ou zones de communes classées stations balnéaires, thermales.

      Dans les autres communes, la collecte doit être assurée au moins une fois par semaine :

  • soit au porte à porte,
  • soit par mise à disposition du public d’un ou plusieurs lieux de réception convenablement équipés et aménagés.
 Pour les campings, l’enlèvement des déchets doit être assuré au moins une fois par semaine pendant la période de fréquentation à partir d’un point de collecte (aire de regroupement).
 

                 

 

la collecte au porte à porte

Le camion de collecte ou la benne d’ordures ménagères passe devant chaque habitation pour ramasser les déchets ménagers présentés en sacs ou dans des bacs roulants, d’où facilité et qualité du service. A des fins d’optimiser la collecte, et notamment en zone rurale où l’habitat est dispersé, il peut être demandé aux habitants de déposer leurs déchets sur des points de regroupements aménagés ou non (par exemple avec une plate-forme bétonnée et des bacs roulants de grande capacité).

 
  Le porte à porte pour la fraction résiduelle des ordures ménagères
 
Le matériel est une benne “ tasseuse ” de capacité de 19 m3 ou moins selon les tournées à réaliser et l’équipement des entreprises. Il est estimé que l’on peut collecter avec ce matériel entre 300 et 400 kg/m3, soit 5 à 8 tonnes de déchets.
 
L’habitant dispose soit de sacs, soit de bacs roulants dont les capacités courantes sont 120 l., 240 l., 360 l. ou 1 100 l. La densité des bacs roulants varie de 80 à 120 kg/m3.
 

Pour les chefs-lieux de canton ou les agglomérations (population supérieure à 2 000 habitants), le nombre de collectes par semaine varie de 2 à 6 fois par semaine.

 Le porte-à-porte pour les matériaux recyclables (verre, cartons, plastiques, acier, alu)
 
Les habitants reçoivent soit un bac roulant adapté au mode de collecte (avec ou non des compartiments), soit des caissettes en plastique de couleur, soit des sacs transparents mono ou multi matériaux. Le sac transparent permet d’identifier rapidement si le tri est bien réalisé ou non.
 
Les fréquences des collectes sélectives sont variables en fonction des matériaux collectés et de l’organisation définie, répartie en trois cas de figure de :
 

1. en substitution : La collecte peut venir en substitution d’une collecte d’ordures ménagères (pour le cas où la fréquence est supérieure ou égale à 2), c’est à dire qu’au jour dit, la benne d’ordures ménagères ne collectera que le ou les matériaux concernés par la collecte sélective, d’où une utilisation du même matériel de collecte.

 

La collecte en substitution n’induit aucun surcoût/habitant pour la collectivité locale (sauf si on calcule à la tonne, car les matériaux à valoriser sont plus légers). Dans la mesure du possible, cela sera recherché mais compte tenu du profil rural du département, la substitution restera limitée.

 

2. en ajout : La collecte peut s’ajouter à celle d’ordures ménagères (cas rare compte tenu du coût des collectes) mais qui permet l’utilisation du même matériel de collecte.

3. simultanément : La collecte peut se dérouler en même temps que celle des ordures ménagères, mais cela nécessite une benne compartimentée (bi, tri-compartimentée) pour collecter les matériaux simultanément, d’où un investissement supplémentaire mais pas de modification des jours et des fréquences de collecte.
 

          En ce qui concerne le matériel de collecte, ces bennes compartimentées posent deux problèmes :

- pour certains modèles de bennes, les jus lors de la compaction de la fraction résiduelle peuvent souiller les matériaux à valoriser ; en fait ces bennes sont mieux adaptées pour la collecte des deux fractions de matériaux récupérables secs (corps plats : journaux magazines et cartons et les corps creux : emballage acier, aluminium, plastique et composites).

- l’image de la gestion des déchets par la ville peut être contrariée ; en effet, les habitants voient les rippeurs qui jettent les sacs collectés dans la même benne, sans percevoir les deux compartiments. Dans d’autres cas, les rippeurs peuvent jeter des déchets à valoriser dans le compartiment de la fraction résiduelle pour achever la tournée sans en refaire une nouvelle.

L’utilisation de la benne bi-compartimentée doit donc s’accompagner d’une campagne de communication soutenue pour expliquer l’organisation de la collecte aux habitants.

 

                 Le porte-à-porte pour les matières putrescibles ou déchets verts 

Il a été constaté que la mise en place d’une collecte de la fraction fermentescible des ordures ménagères induit surtout un apport important de déchets de jardin (pelouse, branchages¼), les habitants assimilant ainsi cette collecte à une simple collecte des déchets verts. En effet, il est fréquemment observé qu’une quantité non négligeable de déchets de cuisine (ou fraction organique des ordures ménagères) se retrouve de fait dans la fraction résiduelle de la poubelle. 

Il est primordial de s’assurer du débouché du compost qui sera réalisé à partir de ces déchets en mélange. Les collectivités locales doivent promouvoir la valorisation du compost auprès des services des espaces verts et auprès des maîtres d’ouvrages chargés de l’aménagement des abords routiers.

 Enfin, comme toute collecte sélective, il est important de l’accompagner d’une campagne de communication soutenue.

La collecte en apport volontaire

Cette collecte est assurée par des conteneurs qui sont placés en point fixe :

 
  • à des endroits faciles d’accès,
  • sur des aires aménagées, notamment bétonnées et équipées d’une signalétique attrayante et pédagogique,
  • mis à la disposition 24h/24h pour les habitants, d’où une grande disponibilité.
 

La plupart du temps, ce sont des “ points propreté ” où sont rassemblés les conteneurs pour trier les matériaux. Parfois il peut être installé un conteneur d’ordures ménagères sur le même emplacement (cas de la Haye du Puits). De plus une même benne-plateau grue peut collecter soit les ordures ménagères soit les déchets recyclables, d’où une bonne optimisation des tournées de collecte et une bonne rentabilité du benne-plateau grue. L’implantation des conteneurs doit faire l’objet d’une attention particulière afin d’une part, de limiter les nuisances pour les riverains, et d’autre part, d’assurer une forte attractivité en terme de collecte en optimisant le rayon d’action.

Une bonne gestion de l’enlèvement des produits est indispensable pour éviter les débordements et dépôts sauvages de déchets divers autour du conteneur.
 

Apport volontaire pour la fraction résiduelle des ordures ménagères 

Ce mode de collecte est adapté au milieu rural peu dense ou bien sous forme d’une variante en point de regroupement pour les lotissements ou les habitations isolées. Mais l’habitant doit se déplacer pour déposer ses déchets et ce n’est pas forcément évident pour les personnes âgées ou les handicapés, d’où sentiment d’un service “ minimum ” et surtout en ce qui concerne les ordures ménagères.

Ce mode de collecte demande un suivi régulier des aires aménagées car elles peuvent être l’objet de dépôts sauvages d’autres déchets. Elles doivent donc être maintenues dans un état de propreté exemplaire pour ne pas inciter à des dépôts sauvages.
 

Il est recommandé aux maîtres d’ouvrage de rechercher une implantation, un aménagement et une exploitation tels qu’ils n’induisent aucune gêne ni nuisance (conformément à l’article 82 du règlement sanitaire départemental).

Il est nécessaire d’installer au minimum un conteneur de 5 m3 pour 500 habitants.
                  

  Apport volontaire DES matériaux Recyclables SECS ET ORGANIQUES                                 (verre, papiers, plastiques, acier, alu…) :

L’habitant doit trier les déchets chez lui puis les déposer dans le conteneur. Ce système est bien adapté pour les apports du verre[1], des journaux magazines et des bouteilles plastiques. Actuellement, il se développe pour les dépôts des corps creux et corps plats.

L’équipement est variable selon les quantités estimées et la fréquence des enlèvements des conteneurs.

 
Remarque :
Ce mode de collecte peut également concerner les apports de déchets verts (conteneur spécialisé de 5 m3) ; il nécessite un ramassage très régulier (au minimum une fois par semaine). La qualité des déchets verts déposés semble tout à fait correcte et le taux de refus n’est pas supérieur à celui des apports en déchetteries.
 
Le suivi du remplissage et la propreté doivent être également exemplaires pour éviter les nuisances, les plaintes et ainsi assurer une acceptation de ce mode de collecte par les particuliers.


[1] Toute verrerie médicale provenant des centres hospitaliers, laboratoires ou cliniques ne doit pas être déposée dans les conteneurs de collecte sélective.






DELEGATION TERRITORIALE DEPARTEMENTALE DE LA MANCHE
Service Santé Environnement
Place de la Préfecture – 50008 SAINT-LÔ cedex

Tel : 02.33.06.56.66 Fax : 02.33.06.56.84
E mail : ars-dt50-sante-environnement@ars.sante.fr
 


^ Haut de page ^

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES AFFAIRES SANITAIRES ET SOCIALES
Service santé environnement
Place de la Préfecture - 50008 SAINT-LO Cedex - Tél. 02.33.06.56.13 - Fax : 02.33.06.56.84